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Massif des calanques :
vers une gestion sans querelles
A quelques jours du premier conseil dadministration du Gip-calanques, un coloque organisé par UCL sur lavenir du massif sest tenu à Luminy. Réservé aux associations, avec quelques politiques dans la salle.
Des pins accrochés aux falaises blanches, des collines couvertes de thym et de romarin avec, au fond, Riou, posé sur la mer bleue, ce sont les images vues cent fois mais qui suscitent toujours autant démotion. Le cours diaporama présenté par François Labande, président de Moutain Wilderness, en préambule au colloque organisé à lécole darchitecture de Luminy par cette association de protection des espaces sauvages, en collaboration avec Union-Calanque-littoral, a produit son effet.
Applaudissement sur la dernière image et petit frisson dans lamphitéâtre. Cest tout de même un site exceptionnel qui a résisté à la poussée du bitume et du béton dans la banlieu dune agglomération de plus dun million dhabitants : les calanques !
Les calanques sont à un tournant de leur longue histoire. Cest ce quon rappelé les divers intervenants. Si on se limite à lhistoire récente, , cela fait bien cinquante ans, comme la indiqué M Manche, ancien directeur du parc national de Port-Cros, quon a cherché, avec plus ou moins de conviction, une structure cohérente pour gérer le massif et le préserver de la pression démographique et urbaine.
Un seul massif à valoriser
Mais jamais au cours de ces décennies, par manque de volonté politique, par désintérêt, à cause des rivalités entre les gestionnaires du massif et entre ses usagers eux-mêmes, une solution na pu aboutir. On na même failli ne pas échapper au pire. Henri Augier, président dUCL, a opportunément rappelé quil y a huit ans, un projet de révision du Pos de la municipalité de Vigouroux, hors la loi sur la protection des sites et des espèces protégées, a provoqué une forte mobilisation de la population. Mais cette, fois on y est.
Le Groupement dintérêt public des calanques existe et si le dialogue sinstaure entre les partenaires, il doit aboutir à terme, à un parc national
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Falaises blanches, mer bleue, des images vues et revues, mais dont on ne se lasse pas. ici Sugiton, la plus fréquentée des calanques, mais qui a su résister |
Un groupement dintérêt public est une structure juridique qui permet dassocier des organisme publics et privés. jusquen 1995, cette structure ne pouvait être utilisé que pour des activités concernant la recherche et la technologie. La loi Barnier la élargieà la protection de la nature.
Le Gip-calanque était devenu nécéssaire pour gérer les espaces et les usagers très divers du massif. Le but est dassurer la gestion de tous les jours dun milieu beau et menacé, explique M Manche. LEtat a demandé la création du Gip, les collectivit és, les institutions, les associations, les usagers sy associent. Cest la première pièce dune structure qui doit apprendre à ces gens à travailler ensemble vers un même but : la gestion saine et cohérente du massi, et au bout, un parc national des calanques. Et comme chacun - propriétaires, usagers, politiques, présidents dassociations, etc -sest longtemps cru porteur dune vérité sur les calanques, faire travailler tous ces gens ensemble nest pas forcement facile. Il ny a pas les calanques des randonneurs et celles des chasseurs, mais un seul massif quil faut à la fois valoriser et protéger. Dans le futur parc national, quand il verra le jour, on pourra sûrement marcher et chasser. Cest le cas dans le parc national des Cévennes, mais pas nimporte comment, dans certaines conditions. Cest la contradiction stimulante dun parc nationaldit Mme Jansen, directrice- adjointe de Port-Cros, être à la fois au service du site et de ceux qui vivent à lintérieur ou à sa périphérie
Didier LEVREAU
© La Provence - 31/01/00